1er magazine
100 % Blues !
en kiosque

Blues Magazine fête ses 10 ans

Saga Rory Gallagher

Histoire du banjo : 1° partie

  • Philipp Fankhauser
  • Martin Laviollette
  • Bulldog Gravy
  • Bo Weavil

 


Blues Magazine : 10 ans de passion

La naissance de Blues Magazine est issue de la conjugaison de passionnés, au sein d’une école de guitare, La Rosace, à Deuil la Barre (95) à forte connotation blues, et de la réunion de deux personnes Jean-Marc de Bolster, élève de l’école et graphiste de métier, et Patrick Astorg, professeur de guitare et responsable de cette école.
Le recrutement s’est fait de lui-même. La Rosace étant un vivier de passionnés de blues, chacun proposant ce qu’il pouvait ou savait faire de mieux dans la vie pouvant aider à l’élaboration du magazine. A l’instar de Monique Pouget notre Momo présente depuis le numéro un, besogneuse, à la plume fluide et dont les articles de fond ont fait l’admiration de nos lecteurs et même des services de presse spécialisés.
Il y eut des moments inoubliables : les rencontres, le regretté Luther Allison, parrain de Blues Magazine (une après-midi passée avec Lulu fut un grand moment) et puis beaucoup d’artistes nous paraissant intouchables et que nous avons pourtant côtoyés : l’immense B. B. King, Buddy Guy, Dr John, Taj Mahal, Little Milton, Clarence Gatemouth Brown, John Mayall, Lucky Peterson, Calvin Russell, ainsi que les bluesmen français : Patrick Verbeke, Paul Personne, Jean-Jacques Milteau, Greg Szlapczynski, Chris Lancry et bientôt d’autres.
Blues Mag, c’est aussi des moments difficiles : les décès accidentels de Jean-Marc de Bolster et de Lulu Campers, chanteuse de blues et responsable de la Tribune des Blues Singers, le départ de Patrick Astorg, les problèmes d’égo : “ma photo est plus belle que le sienne” ou encore “mon article doit passer absolument dans le prochain numéro, je l’ai promis !”, quelques désaccords sur la décision de la prochaine photo de couverture ou de l’article de fond à venir.
Et puis, il y a eu les évolutions : première phase ; à partir du numéro 8, passage à la couleur de la couverture. Puis, augmentation de la pagination et introduction d’encarts publicitaires en couleur (et oui parfois il faut rentabiliser !).
C’est tout ça Blues magazine : des larmes et des moments de bonheur, des souvenirs, des anecdotes… A vous lecteurs fidèles, sans qui nous n’existerions pas, à vous qui nous soutenez depuis 10 ans et à toute cette équipe de passionnés qui fait vivre Blues magazine, je vous remercie. Ensemble, démarrons cette nouvelle décennie de Blues Magazine en commençant par cette dernière évolution : votre mag tout en couleurs !


Christian Le Morvan

Et maintenant, place à l'édito de notre Momique.

Ce numéro 40 marque la première décennie de Blues Magazine. Une étape que la rédaction a choisi de souligner en parant la revue de nouveaux
atours tout en couleur et en adressant un clin d’oeil irlandais de bonne fête aux Patrick qui l’ont successivement dirigée à ses débuts, avant de bifurquer vers d’autres aspirations. Dès sa création, Blues Magazine a eu pour objectif de promouvoir le blues dans ses différentes expressions, de soutenir ses créateurs, artisans et exégètes. De maladresses initiales dues à l’inexpérience de départ, en fortunes diverses et avatars humains, trop humains, nous nous sommes efforcés de partager notre passion pour le blues, cette musique qui nous tient à coeur et nous fait vibrer corps et âme, dans le respect des musiciens et des acteurs qui, à leurs côtés, concourent à sa pérennité. Ainsi, au fil des trimestres, Blues Magazine s’est progressivement étoffé, amélioré (espérons-nous !), jusqu’à se frayer une place parmi ses confrères de la presse bluezy, puis, récemment, à se glisser en kiosque. Cet anniversaire nous encourage à poursuivre, avec enthousiasme et dans le même esprit, cette aventure exaltante que nous sommes ravis de partager avec vous. Le Midem ayant, une fois de plus, confirmé la part marginale du blues dans le marché, malgré son apport essentiel, Blues Magazine s’engage avec détermination à maintenir vivante cette musique, en relation avec ses amis et partenaires ; un projet commun à tous les amateurs de blues...
Les retours aux sources du Blue Mayoux et les découvertes de Frankie Pfeiffer illustrent à nouveau ces différentes facettes du blues que nous apprécions, tandis que l’ami Jean-Marc nous pousse à rebondir sur la toile, façon technologie actuelle, sans pour autant mettre le feu aux poudres : la guerre de (MP) 3 aura-t-elle lieu ? A tout coup, c’est bonne pioche dans les bacs CD et DVD, après une consultation des chroniques.
La rencontre à Cognac, l’été dernier, d’un luthier a attiré notre attention sur le banjo. La Nouvelle Orleans, Memphis et les Carolines, en particulier, ont vu éclore le talent de banjoïstes qui ont laissé une empreinte dans les sillons du blues, tels Papa Charlie Jackson, Gus Cannon, les frères Patterson, Lucius Smith et Odell Thompson, Memphis Minnie, Laura Dukes ou Etta Baker, que l’on a eu le bonheur d’écouter, récemment, grâce à l’anthologie de la Fondation Music Maker (Dixiefrog).
Le banjo, qui devait occuper une place singulière dans l’histoire des musiques populaires américaines, blues, jazz et country, a connu un essor remarquable à partir du XIXème siècle. Philippe Durand, qui ne dédaigne pas se dégourdir les doigts sur les cordes de son instrument favori, vous invite à le suivre dans sa quête des origines du banjo et à remonter le temps sur les traces des musiciens qu’il vénère.

Que la force du renouveau printanier soit en vous !


PS : A quelques jours d’intervalle, en janvier, le monde de la soul a déploré la disparition de deux voix marquantes : Lou Rawls et Wilson Pickett.

Monique Pouget