1er magazine
100 % Blues !
en kiosque

Saga :
Sam Myers
Jessie Mae Hemphill

Dossiers :
Bordeaux Delta Blues
Les Oubliés du Blues blanc

Interviews :

  • Jeff Toto Blues
  • Jean Sangally
  • Monster Mike Welch
  • Hoochie Coochie Man
  • John Mayall
  • Shaggy Dogs

 


BOOM BOOM

Quand notre cœur fait boum, c'est le Blues qui se réveille avec la rencontre de John Lee Hooker Jr, qui ne se contente pas de marcher dans les pas de son père. Avec une petite note de romantisme viticole, aussi, grâce à nos amis bordelais partis scellés leurs amours au fin fond du Mississippi.
Côté Tears In Heaven : c'est l'hécatombe ! A peine sortie de l'ombre, la guitariste-banjoïste Etta Baker s'en est allée rejoindre le cercle des bluesmen et women disparus, en compagnie du guitariste et pianiste Henry Townsend, de la chanteuse Bonnie Lee et de l'harmoniciste Snooky Prior. Sam Myers et Jessie Mae Hemphill les y ont précédés, le trimestre dernier ; un hommage leur est rendu en ces pages. La Grande faucheuse a poursuivie son œuvre macabre, après la Toussaint, avec Ruth Brown et Robert Lockwood Jr. Une nouvelle désolation pour le monde du Blues.
Pour chasser cette humeur chrysanthèmes et temps maussade, nous n'avons pas, bien sûr, boudé le plaisir, et la chance d'assister aux concerts de vétérans. : l'émouvante tournée d'adieux de Mister BB King, qui a remercié avec une insistante dignité, son orchestre, pour son précieux soutien à ses forces déclinantes et la prestation du pilier british, John Mayall. Dans la lignée de ce dernier, place ensuite aux Oubliés du Blues Blanc, puis à ceux qui ont déjà fait leurs preuves : Nine Below Zero et Monster Mike Welch.
Si vous croyez encore au Père Noël, comme le petit Lucas Biset, fiston de notre collaborateur, tant mieux ! 2007 nous gratifiera encore probablement, de quelques heureuses surprises dans notre domaine de plaisir.
Pan sur le Bic : toutes nos sincères excuses à Lenny Lafargue, pour avoir écorché son nom dans le n°42 ; ça mériterait un parpaing en ciment Lafarge au correcteur pour s'asseoir confortablement et lire Le Droit à la Paresse en plein bouclage ! Quant à mes brèves amours pour le whisky, elles remontent à une période sveltesse sans cheveux blancs, au cours d'un voyage en Irlande où m'ont été servis, à cette époque lointaine (plus de 30 ans !), indifféremment, Paddy et Four Roses dans les pubs. Ce dernier vient bien du Kentucky (Merci aux spécialistes pour la précision !).
PS : Pour ceux qui nous ont interrogé sur l'insistance de certains rédacteurs du n°42, sur la similitude entre mon prénom désuet et celui de l'originalité des superbes et sculpturales vespasiennes Moniclamouche animées et parfumées, avec humour, par de joyeux drilles plasticiens du Festival de Cognac, cette ressemblance est purement fortuite : à chacun ses œuvres et ses m….. !

Monique Pouget