1er magazine
100 % Blues !
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Dossier :
Joël Gruau Luthier Eclectique

Saga :
De Quoi j'vai m'plaindre - 1ère partie

Interviews :

  • Une rencontre mémorable avec le roi du Blues Mister BB King
  • Popa CXhubby
  • Laurent Bourdier
  • Raul Midon
  • Joanne Shaw Taylor
  • Zodiac
  • Thibaud Degraeuwe

 


Le Roi est mort, vive le Roi !

Tous les médias en ont parlé, Riley Ben King, alias BB King, nous a quittés le 14 mai dernier, à l'âge de 89 ans. Ce géant de la musique afro/américaine s'en est allé rejoindre les Robert Johnson, John Lee Hooker et consorts... Quel festival là-haut !

Son style était reconnaissable entre mille, grâce, sans doute, à son vibrato main gauche inimitable. Son plus gros succès restera certainement The Thrill Is Gone de 1951, qu'il popularisa en 1969. Ce titre lui permit d'obtenir son 1er Grammy Award en 1970. Il en obtiendra quinze tout au long de sa carrière. Bien au-delà des États-Unis, sa musique a traversé les frontières et parcouru le monde entier. Figure emblématique de la musique du Diable, il a été la source d'influences de nombreux musiciens et n'eut de cesse de défendre et faire découvrir le Blues. Nous l'avions rencontré à plusieurs reprises : c'était un homme chaleureux, rigolard, voire goguenard, disponible et d'une grande gentillesse et, bien que nous nous y attendions un peu, sa mort nous touche beaucoup. Rendons-lui un grand hommage.
Aujourd'hui, sa fidèle Lucille est veuve ! Elle va se retrouver bien seule, condamnée à rester enfermée dans son étui. ! Il l'a tant caressée, cajolée et fait pleurer.
Pris de court, en plein bouclage, par cette triste nouvelle, nous n'avons pas eu la possibilité de préparer un dossier sur Mister King (ce sera pour le prochain numéro).

Nous avions prévu une couverture avec Popa Chubby, mais je pense qu'il ne nous en tiendra pas rigueur ! Nous gardons cependant dans ces pages, son interview récente. J'entends déjà les puristes dire, oui ce n'est pas un Bluesman ! Et quand bien même, il joue du Blues et quand il le veut, il le joue bien. Je veux simplement revenir sur le fait que le New-Yorkais plaît à la jeune génération et, quand elle aura muri et qu'elle retournera les pochettes (oui je sais, c'était à l'époque du vinyle !) et qu'elle lira que tel titre à été composé par JB Lenoir ou Robert Johnson… peut-être essayera-t-elle alors de découvrir qui ils étaient, et quel style de Blues ils jouaient, retombant ainsi dans le terreau du Blues, comme nous l'avons fait à nos débuts. Personnellement, j'ai découvert le Blues grâce à John Mayall, et non par les vieux Bluesmen noirs, mais j'ai eu cette démarche plus tard. Et justement, c'est bien le moment de parler de relève. S'il y a une nouvelle génération de Bluesmen, il y également une nouvelle génération d'auditeurs, et c'est ça l'important, afin de perpétuer ce style musical qui a tant éveillé nos sens.
Je vous souhaite à toutes et à tous un bel été.

Christian Le Morvan

PS : Hey Buddy ! Tiens bon la rampe, t'es le dernier des grands !