Les échos des concerts et festivals
 

Bob Dylan au Zénith
30 AVRIL 2002

 

Caché sous son stetson, tout de noir vêtu si ce ne sont de larges bandes rouges montant le long des pantalons, Bob Dylan démarre, en acoustique, ce concert qui va voguer crescendo vers une montée en puissance électrique. Nous sommes en famille chez Bob. Ses musiciens sont tous ramassés autour de lui, occupant à peine huit mètres carrés malgré l’immensité de la scène. Bob Dylan, tel un ange fragile, tombé des cieux, recroquevillé sur lui-même, les musiciens gardes du corps à proximité, les rôles d’anges devenus gardiens sont ici renversés.

Charlie Sexton, lead guitar, promène sa belle gueule hollywoodienne, il est le seul à se mouvoir, les autres sont scotchés au patron.

Le Zénith est comble. A l’instar des Stones, sont ici représentées trois générations d’aficionados. Des costume-cravate-mallettes, des cheveux blancs, des crânes dégarnis et des jeunes, puis des jeunes, des jeunes, et encore des jeunes. Etonnant vu le sésame de 52,70 euros ( 345, 69 F) et épatant de jeunes adhérer à la musique de notre vieux Bob. L’on s’aperçoit ainsi que l’on n’a pas vieilli. Tout est encore en place, les briquets allumés et brandis à bout de bras comme dans les sixties.

Claude Dannic.



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