Les échos des concerts et festivals
 

Tom Principato au New Morning
27 mai 2002
(Première partie : Nico Wayne Toussaint)

 

Nico Wayne Toussaint a ouvert le bal de façon magistrale épaulé par une escouade ne comptant pas moins de deux guitaristes, une bassiste, un saxophoniste, un trompettiste, un clavier et un batteur. Tous, venus du sud-ouest, partageaient le bonheur de jouer enfin dans une salle parisienne de renom, afin de présenter le CD "Transgender". Ce bonheur se propagea aussitôt dans la salle qui leur a réservé un triomphe mérité surtout au moment du rappel où Nico et son band offrit une interprétation magistrale du célèbre "Hoochie Coochie Man" de Willie Dixon.

La vedette Tom Principato laisse, quant à lui, une impression plus mitigée. Ce musicien de grand talent, possède du bout des ongles toutes les possibilités de ses Fender. C’est un virtuose, un technicien qui exerce ses nombreux talents de vocaliste et de guitariste depuis vingt-cinq ans mais qu’il nous soit autorisé d’émettre que son show manque quelque peu d’âme, d’émotion, de chaleur. L’on reproche trop souvent à certaines stars US les ficelles de leurs shows dits "à l’américaine", leurs excès en tous genres, trop de spectacle tuerait le spectacle. Concernant la performance scénique de Tom Principato, le contraire serait de mise. L’on est admiratif de la dextérité affichée, des prouesses techniques mais l’on reste sur sa faim.

Claude Dannic.



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