Big Brazos



Je l'emporterai au Paradis

Association Big Brazos and Co

Une fois n'est pas coutume, a-t-on l'habitude de dire. Cela va pourtant être le cas maintenant, puisque je vais laisser ma plume s'exprimer à propos du disque d'une formation française, qui interprète dans la langue de Molière, les morceaux que les musiciens ont, eux mêmes, composés. Le groupe Big Brazos est formé de quatre garçons qui, sur des mélodies Folk Blues acoustiques, nous proposent dix petits récits, qui traitent aussi bien du tracteur John Deere d'André, que des problèmes de tension artérielle d'un pauvre quidam angoissé. Il est, même question quelque part, d'une rencontre à un carrefour vers midi. Mais rassurez-vous, il ne s'agit quand même pas de celle de Robert Johnson, avec qui vous savez ! Bref, un disque qui change de ce que j'écoute habituellement, qui rappelle parfois les bons chanteurs français que l'on écoute sur une certaine radio poisson pilote des automobilistes embouteillés. Des voix et des chœurs qui, en compagnie des instruments du quatuor et de l'appoint de quelques invités, produisent un ensemble fort agréable. Le tout s'achève par un hommage à un excellent petit vin blanc, à boire bien frais et avec modération. N'est-ce pas la preuve ? Je n'irai pas jusqu'à pousser Le Cri du Coyote au fond des bois, mais je n 'en suis pas si loin que cela !

Dominique Boulay