Paul Cox



Good To Me

Note Records - NCD 1007-2 - www.note-music.co.uk

Produit par Roger Cotton et toujours fidèle à l'écurie Note Records, Paul Cox démontre avec cet album que l'on peut compter sur lui, pour défendre ce Blues made in UK, que sa voix fait vibrer et résonner avec talent, soutenu également en cela par un quatuor, qui donne aux 14 morceaux, un volume, une étoffe sonore de qualité. Un grand, très grand coup de chapeau au talentueux Steve Dixon, non seulement batteur au sein du Paul Cox Band, mais aussi auteur-compositeur et qui signe pas moins de 7 des titres de ce CD, dont le fougueux Weekend Blues Man qui ouvre l'album, le très bon Who You Gonna Lie To et un excellent Fly de toute beauté bleutée. Comme dans chaque album de Paulo, vous aurez droit à un de ces slows assassins qui rendent une soirée inoubliable, avec en bonus, une formidable reprise du non moins célèbre 634-5789, dans lequel la (très) belle Val Cowell vient joindre sa voix à celle de Paul. Signé Paul Cox et Mike Summerland, Suddenly vous aligne plus de sept minutes d'un Blues tendre et saignant à la fois, avec un Roger Cotton toujours égal à lui-même aux claviers, c'est-à-dire excellent, et avec un Mike Summerland à la six cordes et à la basse, dont le toucher ravira les amateurs de notes finement ciselées. Et s'il ne fallait retenir qu'un titre de ce Paulo-là ? Sans hésiter Who You Gonna Lie To, un titre qui confirme, également, la signature d'un grand bluesman, le batteur Steve Dixon.

Frankie Bluesy Pfeiffer


Paul Cox



Ain't Nothin' Doin'

Note Records - NCD 1001-2

www.note-music.co.uk

Indiscutablement, notre homme n'enregistre pas pour plaisanter, mais pour s'imposer dans la cour des grandes voix masculines. Dès le premier morceau dont le titre annonce ce qui vous attend, That's The Way I Feel, lancée comme un bolide sur un anneau de Formule 1, la voix s'arrache, pousse les régimes, assure jusque dans les plus serrés des dérapages. Changement de réglages pour Is Anybody There, une reprise de J. Hiatt où la voix de Paul vous fait dresser les poils : magistral. La suite de l'album alterne morceaux swinguant et Blues lents pour soirées intimistes, voire torrides, comme cette superbe interprétation de Damn Your Eyes. Les musiciens sont à la hauteur du bonhomme et donnent à l'ensemble une amplitude que peuvent jalouser nombre de grosses prods. Coup de chapeau personnel à un excellent Roger Cotton, qui assure les claviers et les guitares. Et s'il ne fallait retenir qu'un titre ? Impossible, tant l'ensemble est bien huilé, sans une impureté dans la mécanique, mais je placerais en première ligne de cet album racé Formule 1 la rageuse interprétation de I Adore You, et en pole position le titre signé du duo Cox-Cotton, Ain't Nothin' Doin'.

Frankie Bluesy Pfeiffer