Bobby Dirninger

In The End

Autoproduit

Nous avions eu le plaisir de rencontrer Bobby Dirninger et de boeufer avec lui il y a quelques années au festival Blues passion de Cognac, et depuis, j'avoue que j'avais un peu perdu de vue son activité musicale. Alors aujourd'hui, c'est avec délectation que je rattrape le temps perdu, vous allez comprendre pourquoi... Les puristes des twelve bars vont sans doute me jeter l'anathème, mais tant pis, j'assume ! Sur mon Mac, depuis plusieurs jours, tourne en boucle un formidable patchwork, un petit bijou finement ciselé, inspiré d'influences dont je raffole... Il y a du Knopfler dans la voix, The Dudes Who Shot John Wayne Down, du Dylan, ah l'intro de Rollin Round Mississippi ! Du Blues évidemment, The House of Blues, et même un morceau à forte inspiration Sud Américaine. Bref ; un véritable écrin à dominante bleue qui met en valeur les indéniables qualités vocales, guitaristiques et pianistiques du bonhomme... Enregistré à Chicago et mixé à Limoges où Bobby a posé ses valises il y a quelques années, cet album est littéralement porté par B. D, ses amis musiciens et musiciennes... . qui lui insufflent tantôt un style aérien à grande goulée de slide électrique, In The End, Blues avec un piano lourd et puissant, House of Blues ou encore profondément Bobdylanien avec un harmo poignant, sans esbroufe : Rollin Round Mississippi... Absolument rien à jeter dans cet album, que de belles choses qu'on aimerait avoir écrit soi même... Un seul regret, je reste frustré comme un gamin qui voit arriver le fond du pot de confiture... C'est trop court Bobby, on attend avec impatience le prochain, en attendant de pouvoir le voir sur scène !


Patrick Sibilli