Dwayne Dopsie



Travelling Man

PO Box 412, Greenwell Springs LA 70739

A une époque où le Zydéco dérape souvent du côté du Funk, Hip hop ou Rap, il est réjouissant d'écouter un album comme celui de Dwayne, très bien soutenu par ses Zydeco Hellraisers, en particulier le sax très Rock'n'roll de Curnis Andrus. Et du Rock'n'roll néo orléanais bien carré, il en est justement question avec I Wish You Was Mine. On retrouve encore et toujours, ce sax rockant et rollant lors des solos sur les titres musclés que sont My Baby's On The Phone, Peace Of Mind, My Louisiana Beauty bien Zydéco Rock'n'roll, My Name Is Hurricane ou Everybody Say. Dwayne y ajoute un long (plus de 7') Blues lent, Traveling Man, qui donne son titre à l'album. Deux bons médiums, Where'd My Baby Go et Thinking Of You, plus Soul, avant de conclure par un deux-pas, Zydeco 2 Step, encore un bon titre. Dommage qu'il n'y en ait que 10, c'est le seul reproche qu'on puisse lui faire.

Bernard Boyat


Dwayne Dopsie

Dopsie Strikes

White Oak


Dwayne, fils de Rockin' Dopsie (Alton Rubin), touché par le passage de Katrina à Chalmette (faubourg de la Nouvelle-Orléans), a eu la bonne idée de sortir cet album avant la catastrophe. Accordéoniste reconnu (il a reçu des prix en dehors de son état), il continue de faire vivre la tradition d'un Zydéco assez authentique, sans trop de dérives hip hop ou rap comme certains de ses confrères, même si un ou deux titres How Much Else Can I Lose ou Corn Fields sont trop Boogaloo pour mes oreilles. Il y a, bien sûr, un peu de blues lent, mais surtout une bonne proportion de titres comme on les aime, qui remuent et rockent bien : Mom and Pop, Sweet Little Angel girl, Don't Be a Fool, Tighten up zydeco, Country girl ou Rock house. Dommage qu'il n'y ait pas aussi un ou deux de ces slows mi swamp-pop, mi soul, qui sont un des charmes des albums de cette musique.

Bernard Boyat