John Lee Hooker



King of the Boogie

Music Avenue

Double CD pour cette compilation, toujours de la même maison de disque, Music Avenue, mais comparativement, celle-ci est bien meilleure que celle de Johnny Winter. La période couvre 1948-1953, avec 40 titres, dont les meilleurs tubes du maître du Boogie, à savoir Boogie Chillen, mais aussi Hobo Blues, Hello Baby ou Boom Boom. Rien de plus à dire, si, précipitez-vous sur cette compilation, si vous aimez, elle est en tout point de vue remarquable. Music Avenue est distribué en France par Dam Music Tél. : 01 60 65 31 00.

André Perronnet


John Lee Hooker

Jack O' Diamond

Eagle Records

En faisant un tour à la FNAC, mes yeux se sont arrêtés sur ce CD. Je me suis dit, tiens encore une réédition de titres de John Lee. Mais voila la curiosité l'emportant, je me suis penché et là : grande nouvelle. Ces enregistrements datant de 1949 sont des inédits. Regroupés, ils permettent de redécouvrir l'un des maîtres du Blues à l'orée de sa carrière. Aucun des morceaux n'excèdent cinq minutes. Vingt titres composent ce disque, tous écris par John Lee. Ecoutez le premier morceau, vous comprendrez que ce CD est indispensable, le reste est de la même veine, une voix, une guitare, le Blues à l'état pur et c'est un pur bonheur que de retrouver comme cela des enregistrements mettant en valeur un artiste, qui allait devenir un mythe. Il faut dire un grand bravo à la famille de John Lee Hooker qui nous permet de continuer à aimer un artiste disparu en Juin 2001. Aucun autre mot n'est nécessaire, il faut tout simplement acheter ce disque et l'écouter en boucle. Merci à John Lee d'exister, grâce à tes œuvres tu resteras toujours vivant dans notre mémoire.

André Perronnet.

 


John Lee Hooker

The Real Blues. Live In Houston 1979

JSP Records

Maintenant que John Lee Hooker nous a hélas quitté, et que les compilations de toutes sortes vont immanquablement arriver sur le marché, il est intéressant d’écouter cet album enregistré " en direct, live " à Houston, en 1979. Quand John Lee avait repris la route , et se retrouve seul avec sa guitare, après s’être entouré de gens comme le groupe Canned Heat ou joué en duo avec Van Morrison et Elvin Bishop. C’est dans ces conditions qu’on retrouve le bluesman authentique qu’il a toujours été. Il nous livre là, sept morceaux de son meilleur crû, pas forcément les plus connus, mis à part l’inévitable " Boogie Chillun ". John Lee Hooker, plaisante même avec le public avant d’entamer un superbe " Jesse James Blues " et " Never Get Out Of These Alive ", dans une ambiance presque intimiste, on a l’impression que l’assistance retient sa respiration pour mieux écouter et apprécier le " maître ". C’est là que l’on s’aperçoit de la perte irremplaçable de ce monstre sacré du blues.

Jean Pierre Morvan