Candye Kane


White Trash Girl

Ruf Records

White Trash Girl, c'est le titre de l'album mais aussi celui du premier morceau. Grosse voix bien en place, Candye est en forme pour ce nouveau Cd de quatorze titres. On est envoûté du début à la fin, la voix suave et juste fait merveille tant sur des ballades que sur des bons blues comme le quatrième titre très connu What a Day for a Daydream. Toujours une grande orchestration, jamais trop forte, juste en retrait comme il le faut, les titres s'enchaînent parfois Be Bop, jazzy. Que du bonheur. Le septième morceau, jazz lent, Misunderstood, comportent de très beau passage avec la guitare de Jeff Ross. La contrebasse de Preston Hubbard est aussi efficace tout comme le sax. Puis sur le dixième tire, Candye reprend sa voix si percutante dans le très rock Work what you got en compagnie du piano de Riley Osbourn. Au tour des slows, le onzième titre, I Could Fall For You est excellent. Franchement, c'est superbe du début à la fin, et sur scène, le spectacle est au rendez-vous. Alors profitez de la tournée française Ladies Night du Blues Caravan Tour où elle se produit avec Sue Foley et Ana Popovic. A ne manquer sous aucun prétexte !

http://www.candyekane.com

Claude Jandin


Candye Kane

Whole lotta love

Ruf Records



La minute d'intro, a capella de Something's Got A Hold On Me qui ouvre l'album, pose le décor : Candye Kane a atteint une maturité et une aisance à la hauteur de ses ambitions. Soutenue par un groupe et une production sans faille, elle égrène, comme à son habitude, un répertoire varié et toujours swinguant qui va du jazz au rock, en passant par le blues. Côté blues, justement, on notera la présence de Charlie Musselwhite en grande forme, une reprise de Big Bill Broonzy (What's That I Smell) et que si Whole Lotta Love est bien crédité à Willie Dixon, c'est la version Led Zep qui est reprise ici. Les cinq compositions s'intègrent parfaitement aux reprises, prouvant que, de ce côté-là non plus, Candye n'a rien à prouver. Tout plein d'amour, servi avec une énergie et un plaisir communicatifs, on serait bien bêtes de passer à côté.

Benoit Chanal