Arthur Neilson

Hell of a Nerve !
Dixiefrog - DFGCD 8607 - distrib. Night & Day

Avec ce troisième album, l'un des esthètes de la Flyin' V, auquel on pourrait d'ailleurs attribuer le sceau de Roi Arthur du Blues électrique, démontre qu'il est non seulement l'un des sidemen les plus sollicités et les plus appréciés, mais qu'il sait également mener de main de maître une carrière plus perso. Le casting de l'album est à lui seul une référence, avec Chris Reddan à la batterie, Dave Keyes aux claviers et Popa Chubby himself à la basse, Arthur se réservant non seulement toutes les grattes, mais aussi quelques lignes de basse. Ecoutez Sagittarius et vous comprendrez que Arthur sait ce que swinguer veut dire. Tous les titres sont signés par le maître de maison et démontrent que cette tronche de beau gosse (en plus), possède un indéniable talent d'auteur-compositeur. Les douze titres font vibrer cette esthétique Neilson : puissance expressive dans Start to Bleed et Something You Just Can't Get, ambiance plus roots dans Homesick, et contrastes décalés selon les sonorités des grattes utilisées (dont guitare à résonateur et mandoline). Personnellement, je vous recommande deux titres à ne rater sous aucun prétexte : So Many Ways et All Angels In The Sky, deux titres dans lesquels Arthur fait vibrer ses guitares d'une manière sensuelle et jouissive, avec de superbes envolées dans les aigus ; deux titres que le Popa reprendra sans nul doute dans une compil de ses protégés.

Frankie Bluesy Pfeiffer

 


Arthur Neilson

Moan and cry

Dixiefrog


Voici le deuxième album du flamboyant guitariste Arthur Neilson, accompagnateur attitré de Shemekia Copeland et protégé de Popa Chubby. Moan an cry rassemble en partie les influences du guitariste au jeu tonic et incisif. Il passe aisément du blues au rock n' roll, du rock hab a la country. Il chante pas mal mais utilise sur plusieurs titres des micros bidouillés genre micros d'harmonica qui donnent une voix de canard, sympa sur un morceau, un peu gonflant ensuite. A part cela reconnaissons qu'il maîtrise parfaitement son instrument avec virulence et agilité. Il nous gratifie pour le dernier morceau d'un You don't have to go acoustique très réussi. Dans l'ensemble un bon disque de New York City Blues cher a son chef de file et producteur, le nommé Popa Chubby.

Christian Le Morvan