Bill Perry



Don't Know Nothin' About Love

Dixiefrog

Deuxième album produit par Popa Chubby, et encore une bonne lignée. Bill s'améliore, sous l'emprise de Popa, il a composé 8 des 12 titres de l'album, et c'est du bon, avec une mention pour Leavin' Home, Down In New Orléans ou encore le superbe Blues lent Can't Afford To Die. On garde pour la fin, Are You Experienced, un remake de Jimi Hendrix. Entouré d'une bonne section rythmique avec Tim Tindall à la basse, et Rob Curtis à la batterie, l'ensemble sonne bien et, cerise sur le gâteau, un percussionniste apporte une petite touche supplémentaire du plus bel effet. Sur l'album précédent, je disais que Bill avait retrouvé l'inspiration, et bien cela se confirme, et c'est tant mieux pour le Blues.

André Perronnet


Bill Perry

Raw Deal

Dixiefrog

Le nouveau Bill Perry est arrivé, et comme le dernier avait été moyen d'après toutes les critiques entendues ça et là, l'écoute de ce CD devenait importante. Première indication, la production : devinez qui, vous ne trouvez pas, pour un artiste étant de New York, hé oui l'omniprésent Ted Horowitz alias Popa Chubby est à la production, et cela change quelques petites choses. Un son plus Blues-rock que d'habitude, des titres biens dans la ligné du fameux album Loves Scars, en bref c'est le meilleurs album de Bill depuis longtemps, et ça c'est plutôt une bonne nouvelle. Ecoutez simplement le Gotta Serve Somebody de Bob Dylan et vous comprendrez que ce Cd est très bon. Onze titres, dont huit compositions personnelles, toutes bien calibrées, et le tour est joué pour vous en mettre plein les oreilles. Plus particulièrement Going to The Memphis, Blueman, Man On Side. Deux morceaux sont encore meilleurs, Live On un blues lent superbe et Big Ass Green Van qui est l'inverse du titre précédent, un bon blues rock des familles, à écouter sans modération, solo de guitare inclus. Vous l'aurez compris, étant fan depuis Love Scars, ma patience est enfin récompensée avec un album abouti, regroupant tout ce que sait si bien faire Bill. Continu, et vivement le passage en public.

André Perronnet


Bill Perry

Crazy Kind of Life

Dixiefrog

Artiste de talent, guitariste surdoué, Bill Perry est aujourd'hui l'un des acteurs incontournables de la scène blues. Après un an d'absence, le garçon nous assène un nouveau CD qui ne devrait pas déplaire aux amateurs de la catégorie. Vous dire que cet album tranche beaucoup sur les précédents serait mentir, mais en tout cas, on évite sans aucun doute une impression de redite. Ce qui est déjà un bel exploit, quand on voit avec quelle rapidité Bill Perry passe d'un album à l'autre. Bien sûr, à l'arrivée, il manque à cet album l'étincelle magique allumée par ses deux premiers. Je vois déjà ceux d'entre vous qui se disent " Tu rabâches pépère, tu as déjà dit la même chose de son précédent album…". Pourtant, je vous assure que c'est la vérité. Passons… Surtout que très franchement je trouve cet album excellent. Pour l'occasion, Bill Perry a légèrement modifié la composition de son orchestre, puisqu'il s'est adjoint un harmoniciste, ce qui me semble une assez bonne idée. "500 Miles", le morceau qui ouvre le bal, est un Blues/Rock de la meilleure facture, et cet album n'en manque pas. Citons "Too Hot", "Trouble In The Shotgun", "Can't Buy My Love" ou "Girl's Gone Crazy". Et pour terminer ce CD, cerise sur le gâteau, une fabuleuse reprise du "No Expectations" des "Pierres qui rouillent" (dangereusement ces derniers temps…), où Bill Perry cède le chant et la guitare acoustique à Richie Havens, pour ne garder que la guitare électrique. A écouter avec délectation, même si au risque de me répéter, j'aimerais que Bill Perry, comme beaucoup d'autres, prenne un peu plus de temps pour faire ses albums. Cela éviterait sans aucun doute de se dire qu'il pourrait être encore meilleur…

Patrick Guillemin