Duke Robillard



World Full of Blues

Dixiefrog

Pour le magazine, recevoir un nouveau Duke, et le dilemme commence : lequel d'entre nous va avoir la primeur de le chroniquer ? Comme d'habitude, nous ne sommes jamais déçus par un CD de Duke. C'est un double album, avec plus de 115 minutes de bonheur. Duke a conçu ce projet comme un hommage à toutes les sortes de Blues, en précisant que toutes les musiques ont été influencées par le Blues. C'est un hommage à la musique qu'il aime, avec beaucoup de compositions personnelles et quelques reprises, notamment de T Bone Walker, Bob Dylan, ou encore Bo Diddley. Je ne vous décrirais pas tous les titres composant cet album, sachez seulement qu'il est absolument fabuleux, il faut impérativement posséder ce joyau. Il est bien sûr en vente dans toutes les bonnes maisons de disques, et le digipack conçu par Dixiefrog est très bien documenté.

André Perronnet


Duke Robillard



Guitare Groove A Rama

Dixiefrog

Dans ce nouvel album, Duke Robillard a rendu un hommage à ses principales influences musicales. Ce CD passe donc du Blues au Rock, du Jazz à la Country, voire au Folk. Basé sur la guitare, il a utilisé quelques modèles de son impressionnante collection. L'album débute par Do The Memphis Grind, hommage à James Button et Steve Cropper, puis l'exploration continue vers le Jazz, Sunday Morning, Danny Boy, le Chicago Blues avec No Way Out, pour réponse au One Way Aout de Sonny Boy Williamson. La Soul I'll Do Anything But Work, de Ray Charles, la Country Down Along The Cove de Bob Dylan. Mais le titre phare du disque est sans nul doute Blues A Rama, où il passe en revue un grand nombre de bluesmen, 10 exactement : Muddy Waters, Johnny Guitare Watson, BB King, Freddie King, Buddy Guy, Jimmy Rogers… 16 minutes pour un bel hommage. Le disque se termine par Dark Eyes, un tango qui n'est pas sans rappeler un certain morceau de Hank Marvin, de la grande époque des Shadows. Comme beaucoup de disques de Duke, ce dernier est d'une qualité irréprochable, enregistré dans son propre studio. Les amateurs de bonnes guitares ne seront pas déçus, les autres non plus.

Christian Le Morvan


Ronnie Earl
et
Duke Robillard



The Duke meet the Earl


Dixiefrog - GFGCD 8589

Exceptionnel ! Fabuleux. J'ai beau être un inconditionnel du Duke, mais là, les mots me manquent. L'association de ces deux géants de la guitare blues est une première. A eux deux, ils ont gagnés six fois le W.C Handy Award de Guitare de Blues de l'année. Ils viennent juste d'être nominés pour deux W.C Handy Award chacun. Sur cet album, ils sont secondés par Jimmy McGriff à l'orgue Hammond B3, et Mighty Sam McClain chante sur le cinquième titre A Soul That's Been Abused, un slow de plus de treize minutes : on reste sous le charme. L'album comporte aussi des perles originales comme Two Bones and a Pick de T Bone Walker, Lookin' for trouble de Eddie Taylor, My Tears de Walter Price, I need you so bad de BB King. Au total, plus de soixante douze minutes de pur bonheur. On ne se lasse pas de l'écouter en boucle, le feeling des deux guitares est exceptionnel. Pas d'hésitation, courrez chez votre disquaire préféré avant que ce chef d'œuvre de huit titres, ne soit épuisé.

Claude Jandin


Jay Geils
Duke Robillard
Gerry Beaudoin

New Guitar Summit

Stony Plain 1301

Duke Robillard en jazz, on savait. Il avait déjà joué avec Jay McShann en 1998 Still jumpin' the blues (Stone Plain 1254), avec Herb Ellis en 1999 Conversations swing guitar (Stone Plain 1260) chroniqué par mes soins Coup de Cœur dans BM n°17 ; sans compter les compilations éditées en 1996 chez Sky Ranch Duke Robillard plays… All that Blues…et All that Jazz. Ici, c'est en compagnie de Gerry Beaudoin, que je ne connaissais pas (il aurait joué un temps avec Cleanhaed Vinson), et Jay Geils, le fondateur du groupe J. Geils band qui oeuvrait dans les années 60 ; deux fameux guitaristes, et tout cela, accompagnés de John Turner à la contrebasse et de Gordon Grottenhaler aux drums, donne un grand moment de bonheur. Ils y vont tous de leur solo sur des standards du jazz et du blues, tels Bennys Bugle (Benny Goodman), Ain't nobody business immortalisé par Billie Holiday, Lady B Good de Gershwin ou Perdido et Backdoor blues ou encore Glide On sans oublier Seven come eleven de Charlie Christian. Deux titres sont chantés par Duke et un par Gerry. C'est blues… c'est jazz, c'est swing. C'est pour ceux qui aiment le Jazz… Excellent.

La galette comprend un bonus track vidéo sur Swing with Dr Jake, une composition de Gerry.

Je ne peux que conseiller l'acquisition de CD. Vous ne le regretterez pas. C'est Enorme… !

Jean Marcel Laroy


Duke Robillard

Blue Mood

Dixiefrog

Un tribute à T Bone Walker, voici ce que nous propose Duke Robillard sur son dernier CD. Pour ceux qui connaissent T Bone, les reprises se situent pour une bonne partie dans les années 50 - 54, comme Blue Mood, Love Is A Gamble, Alimony Blues, ou encore Hard Way, Pony Tail, I'm Still In Love With You. Au total 12 titres composés par T Bone Walker et repris magistralement par un artiste qui admire (et cela se sent) T Bone. Le CD que nous avons reçu au magazine n'est que les prémices de ce qui va suivre début juin, avec la sortie, simultanée d'un double digipack, contenant un second CD entièrement acoustique. Pour tous ceux qui aiment le Blues, plutôt tendance Jazz, ce disque vous donnera des frissons, imaginez vous au bord du Mississipi, regardant les bateaux à aubes, en écoutant ce qui à l'époque faisait toute la richesse de la Nouvelle Orléans. Duke a réussit le tour de force de faire revivre le temps ancien des années 50 des orchestres de Duke Ellington, ou de Count Basie. Ce CD est une pure merveille, qui ne ravira pas forcement les puristes du Blues pur jus, mais qui rendra heureux tous les autres. Jetez vous dessus dès qu'il paraîtra, vous ne le regretterez pas.

André Perronnet

 


Duke Robillard



Exalted Lover
Dixiefrog

Il est rare d'être déçu par un album de Duke mais celui-ci ne restera pas dans les mémoires, mélange de Rock, de Blues, de Country et de Jazz peu convaincant. Néanmoins Deep Inside ainsi que How Long Has it Been, avec Debbie Davies aux chant / guitare, sont de bons Blues. On retrouve avec plaisir Sax Gordon, saxo ténor sur ce titre. Aimée Hill vous tient au creux de l'oreille des propos très amoureux en français sur Exalted Lover, titre de l'album. Même la pochette est un peu racoleuse. Non franchement Exalted Lover ne m'a pas exalté, il n'est pas à jeter non plus n'exagérons pas.

Christian Le Morvan.


Duke Robillard

Living With The Blues

Dixiefrog

The Duke of Blues a encore frappé !!!. Au milieu d'une production pléthorique qui se traduit un, voire deux disques par an depuis plus de trente ans, Duke Robillard vient de sortir un album fabuleux. Un de ses albums dont il a le secret, et qu'il nous offre régulièrement tous les trois ou quatre ans.

La finesse de son jeu de guitare (B.B King dit de lui qu'il est un des plus grands instrumentistes), son sens des arrangements musicaux et sa voix, font véritablement merveille sur ce disque. Beaucoup d'excellentes reprises ("If walls could talk" de Little Milton, "I live the life i love" de Willie Dixon, "Use what you got" de Freddie King et "Living with the Blues" de Brownie Mc Ghee, ainsi que "Hard Road" de Tampa Red, qu'il joue merveilleusement à la guitare acoustique (une première), sans doute une "National Still".

Egalement quelques très bonnes compositions, comme "By me a dog" ou "Painful memory". Seule fausse note, à mon goût, l'instrumental "Stratisfied" qui me paraît un peu long. Pas de quoi fouetter un chat…

Patrick Guillemin