Big Ed Sullivan



300 Pounds of Brooklyn Love

Dixiefrog Records

Cela démarre à 150 km/h et l'on en prend plein les gencives dès le premier morceau ! Que les compos soient du bonhomme lui-même ou bien qu'elles aient été écrites par son producteur accompagnateur bassiste slideur, Mr Horowitz, cela déménage d'un bout à l'autre. L'ouvrage oscille toujours entre Rock'n'roll, Rockabilly et Blues, mais ce qui en fait l'unité, c'est qu'il n'y a rien à jeter dans le package ! Solis de guitare Télécaster Fender ou solis de slide accompagnent fort bien les parties vocales assurées par le Big Ed lui-même. Notons la présence de Mme Galéa, compagne de P. Chubby en dehors des studios, dans le sixième morceau de ce CD qui en compte onze. Ce disque ressemble, presque, à un enfant de la famille. Mais c'est peut-être le cas ? Car Big Ed Sullivan n'oublie pas de remercier, également, Arthur Neilson à l'intérieur de la pochette qui nous présente le fameux guitariste, le soir, sous le célèbre pont qui relie Manhattan à Brooklyn. N'est-ce pas tout ce beau monde qui constitue ce que l'on nomme fort justement le New York City Blues ?

Dominique Boulay


Big Ed Sullivan


Fast Cars, Cheap Woman and Dirty Pool
Dixiefrog

Le Gang de New York frappe encore avec la sortie du nouvel album de Big Ed Sullivan. Douze titres dont neuf compositions de Big Ed, et une de l'inévitable Ted Horowitz alias Popa Chubby. Cela démarre très fort avec Scratchin' My Head un Blues Rock dans le plus pur texan (pour un New-yorkais faut le faire), puis un carrément Rock Rock A Bye Baby. Peut on dire que c'est l'album de la maturité pour Big Ed, je ne sais pas, mais l'auteur compositeur s'en sort parfaitement bien. On retiendra de la section rythmique, qu'elle est la même comme pour les autres artistes sous la coupe de Mr Popa Chubby a savoir : Steve Holley, Nicholas D'Amato, avec en plus l'orgue Hammond de Mike Lattrel. Poursuivons l'écoute de ce CD et l'on découvre Run Chicken Run un bon Blues Rock, avec une partition d'orgue superbe, et le tout sans voix. Le morceau suivant Tailspin est un Blues lent maîtrisé par la guitare de Big Ed au mieux de sa forme, 8'26 de bonheur. Rich Girl joué tout en slide est vraiment très bon aussi dans un style Rock. Un petit reproche, des effets de voix préparés par les bidouilleurs de studio ne valorisent pas le timbre si sombre de Big Ed. Messieurs laissez le naturel c'est tellement mieux comme sur Dark Side Of Midnight à vous mettre le frisson. Un autre titre très simple, donc bien, Start All Over Again, pour la bonne bouche enfin presque, le titre de Mister Popa Fast Cars, Cheap woman and Dirty Pool c'est du Popa joué par big Ed. Il faut continuer dans cette voie de compositions personnelles, c'est la meilleure façon de promouvoir le Blues. Un bon CD dans la lignée des Arthur Nielson ou Matt Smith, bref dans la mouvance Blues new-yorkaise. Achetez-le, vous ne serez pas déçu.

André Perronnet.


Big Ed Sullivan

Run The Border

Dixiefrog

"Run The Border" est le deuxième opus après Big le sobrement baptisé, de Big Ed Sullivan, ce membre fondateur des Rebel Rockers, groupe produit par Brian Setzer ( oui, celui des Stray Cats ). Comme pour le premier CD et comme pour ses compères du New York City Blues; Mason Casey et Arthur Neilson, la production est assurée par Popa Chubby. Onze compos persos. Deux reprises : " Tip On In " de Slim Harpo et Mercury Blues de KC Douglas. Teigneux, agressif mais moins pesant, plus aérien que Popa Chubby et n’y voyez aucun humour déplacé quant au poids de Mr Ted Horowitz. S’il fallait trouver un seul et unique adjectif pour définir la musique de Big Ed Sullivan, le choix se poserait sur le qualificatif sauvage car ce musicien est de ces anciens sauvageons chers à un candidat à la Présidentielle de par chez nous. Un ancien sauvageon tendance dure. De Brooklyn. Big Ed Sullivan en a vu de ses potes tomber victimes de la guerre des gangs ou de la dope. Ca se sent dans sa musique. Une musique très urbaine. " Urban Blues ". Un petit bémol cependant. Concernant les chœurs sur " I Like The Night " qu’on préfère laisser aux radios FM mais supportables car ils ne durent et ne reviennent que l’espace de quelques secondes. De plus, cette mauvaise impression est occultée par le morceau suivant " Good Morning Blues" de près de six minutes qui offrent de larges soli jouissifs avant de laisser la place à Aces And Eights. Autre compo de Big Ed sur laquelle Popa Chubby et Madame viennent prêter main forte au refrain. Autre faute dirait l’arbitre mais qui concerne la production et non l’artiste; les parties d’harmonica ne sont pas créditées. Big Ed étant joueur de cet instrument par ailleurs, il est permis de supposer qu’il s’en est chargé ici-même mais pourquoi la prod ( Ho Popa Chubby Wake up ! ) ne se soucie-t-elle pas de le mentionner ? D’autre part, la superbe et acoustique ballade " Run The Border " qui donne son titre à l’album, prouve que l’écurie de Popa Chubby peut s’illustrer sans honte dans la veine non-électrique. Un album à prescrire et à consommer sans modération .

Claude Dannic.