Jimmy Thackery



In The Natural State

Rykodisc - Distribution Naïve

Jimmy nous revient avec un album et deux invités de marque : les Cate Brothers. C'est du classique, avec dix titres et quatre compostions personnelles, dont le premier morceau Out Of Mississippi claque bien. L'ensemble s'écoute sans déplaisir, mais également sans frisson particulier. Le disque n'est pas mauvais, loin de là, mais il ne m'emballe pas. C'est propre, bien fait, mais il manque le petit plus qui pourrait donner un éclat supplémentaire. Deux titres retiennent mon attention : Levee Prayer qui parle de la Nouvelle Orléans après le passage de l'ouragan Katrina, et Tell Me Goodbye, un morceau écrit en collaboration avec Tab Benoit. J'aime bien aussi à la slide I Got A Rich Man's Woman, un Blues lent de L.J Welch. Il n'est pas si mal que cela ce CD, il vaut bien un achat, si je n'étais pas si dur.

André Perronnet


Jimmy Thackery

True stories

Telarc

Nouvel album de Jimmy, toujours avec the Drivers : du classique pour 11 titres dont 9 compositions personnelles, 4 écritures communes avec sa femme Sally, et 2 reprises, dont le Messiah will come de Roy Buchanan, et celui-là de morceau, il est divin, à faire craquer toutes les poulettes passant par-là. Pour en revenir à l'ensemble de ce CD, il est pur et simple, il s'écoute en dégustant un bon verre de bourbon (à consommer avec modération). Ecouter la plage 5 Snakes in my mailbox, un morceau tout en acoustique avec un sax lancinant… c'est une pure merveille, à vous foutre le blues, le vrai. Sur tout le disque, Jimmy s'est évertué à ne pas trop en faire, et cela se ressent. L'ensemble est un mélange de Blues, Rythm'n blues, et ballades. Deux morceaux font penser à du BB King, c'est dire si le disque est bon. Je peux vous assurer que je ne suis pas un fervent de Jimmy, mais cet album, vous devriez le posséder.

André Perronnet


Jimmy Thackery and The Drivers

We Got It

Telarc CD- 83540

Après plusieurs décades de bons et loyaux services, Jimmy Thackery livre sa production 2002. Enregistré en octobre 2001, l’album n’accoste que maintenant. La longue attente en valait la peine. Au passage, il a quitté Blind Pig pour Telarc et le blues rock pour le blues et le rythm and blues surtout, avec pas moins de huit reprises sur les onze morceaux que compte l’album, du grand Eddie Hinton qui outre sa carrière personnelle, fut un guitariste et un auteur-compositeur prolifique pour Aretha Franklin et The Staple Sisters entre de nombreux autres. Ainsi que le souligne Johnny Sandlin au fil des notes intérieures, si vous n’avez pas envie de danser avant la fin de la reprise "Big Fat Woman", c’est que vous êtes probablement mort. Sans prendre de gros risques, l’on peut arguer que ce disque est l’un des plus beaux de l’année 2002. Très grande réussite.

Claude Dannic