Rob Tognoni
Power Blues Rock




Capital Wah

Electric Renegade

Une fois de plus, l'ami venu de Tasmanie, pur produit d'un pays de l'hémisphère sud, nous offre une galette étincelante de plus de 67 minutes, de vrai bonheur. Dès le titre du nouvel album, nous devinons de quoi il va s'agir. Et nous ne sommes pas déçus ! Quinze pépites livrées, brutes de fonderie. Le chanteur guitariste a composé treize des quinze morceaux. Deux reprises : Like a Rolling Stone de Bob Dylan et Redhouse de Jimi Hendrix, fabuleuses. Tout le reste n'est que la résultante de son imagination créatrice et fertile, et croyez-moi, il y en a pour tout le monde. Ajoutons, qu'en plus d'être un flamboyant guitariste, et un bon chanteur, le lascar se permet aussi, de jouer de la basse et des claviers, lors des enregistrements studios. Ce qu'il ne fait naturellement pas, lorsqu'il se produit sur scène. Car, une fois de plus, c'est à l'occasion de son passage à L'Espace Blues, chez Christian Legras, qu'il nous a, super gentiment, offert ce que nous écoutons en boucle depuis. Vous êtes impardonnables de ne pas vous rendre plus souvent rue Barbanègre ; alors, précipitez-vous au moins pour acheter le disque de Rob Tognoni, et vous serez peut-être, à moitié absous.

Dominique Boulay


Rob Tognoni
Power Blues Rock




The Ironyard

Electric-Renegade QLD - Australia

C'est au cours de sa dernière tournée mondiale et lors de son passage à l'Espace Blues, chez Christian Legras, le 12 mai dernier, que Rob Tognoni nous a confirmé ce qu'Alan Blues Angel écrivait dans le Blues Magazine #38 : à savoir que son Power est une musique sans compromis, fortement décapante, et qu'elle est bien vivante, et fort habilement distillée! Il chroniquait alors l'album live du compère : Shakin' The Devil's Hand. Aujourd'hui, la tâche est double. Il s'agit de rendre compte de la prestation live du trio, au minimum aussi grandiose que le concert enregistré il y a quelque temps et publié en 2005, et de commenter son dernier album studio : The Ironyard. Une dernière galette qui devrait faire passer les frères Young d'ACDC pour des anorexiques de la six cordes, tant ce recueil est un modèle du genre Joue très fort et très bien. La dextérité guitaristique et la voix se conjuguent fort bien tout au long du recueil composé de huit pièces originales, écrites par le lascar, et de quatre reprises. Parmi celles-ci, nous en apprécions deux particulièrement : See Me In The Evening de Hound Dog Taylor et le Hey Joe, capturé live de Billy Roberts, mais immortalisé par Hendrix. Un excellent investissement pour tous ceux qui conduisent au maximum des vitesses autorisées, fenêtres grandes ouvertes et cheveux dans le vent. Des titres qui ont aussi produit tous les effets escomptés, lors de cette fameuse soirée dont, nous avions commencé à parler au début de cette page. L'un des nouveaux morceaux s'intitule Devil Outta Me, l'album précédent suggérait une poignée de mains avec le diable. Les allusions à celui, dont il joue la musique sont multiples… Product Of A Southern Land, l'un des dix sept morceaux de son live est biographique. Elle relatait les états d'âme d'un gars d'origine italienne, au fin fond de la Tasmanie, d'où il est natif. J'ai particulièrement apprécié qui la joue pendant son unique concert en France.

Dominique Boulay