Nico Wayne Toussaint

Transatlantic Live

Dixiefrog

Nico Wayne Toussaint ne fait pas les choses à moitié. Ici un double CD live, enregistré pour moitié en France lors d'un concert à Tournon d'Agenais et pour l'autre moitié aux U.S Présentation, packaging de l'objet grande classe : double digipack à la dominante vert pistache assortie à la couleur de la veste de l'artiste dont les photos sont dignes du studio Harcourt. Voilà pour l'approche visuelle quant au contenu musical, ce garçon fort sympathique semble, pour le 1er CD, forcer son talent. L'ensemble manque de décontraction. Et à force de vouloir trop prouver, l'on dessert parfois l'objectif que l'on s'est fixé. Le second CD est nettement plus convaincant et met d'avantage en valeur le talent de Nico. Il faut préciser que l'enregistrement a été réalisé dans un club mais également que les musiciens qui l'entourent ont accompagné des grandes pointures, tel que D Maxwell au piano qui a joué avec Buddy Guy par exemple. Souhaitons que la pression du marketing n'écrase pas trop Nico, car c'est un jeune artiste prometteur.

Patrick Stevens


Nico Wayne Toussaint

Transgender

Dixiefrog

Faut-il encore le redire, certains Français ont totalement assimilé le Blues, et le jouent de manière parfaite et crédible. Pas de doute possible, Nico Wayne Toussaint est de ceux là… Pas besoin de chercher loin pour savoir où Nico peut bien puiser ses racines. Il a sans aucun doute usé jusqu'à la corde les vinyles de Little Walter, Walter Horton, Junior Wells ou Sonny Boy Williamson II, avant de réussir avec brio à en tirer la substantifique moelle. Chicago est sa terre d'accueil musicale et Nico mérite sans aucun doute de figurer aux cotés de ses pairs. Composé en grande partie en Anglais avec quelques textes dans la langue de Molière, "Transgender" nous plonge au cœur du Blues de la "Windy City" sans jamais avoir de relents d'imitation. Nico possède désormais la totale maîtrise de son art, et décoiffe pas mal avec des morceaux comme "Give Me A Break", "Anytime You Want", "She Told Me To Get Off", "Don't Go No Farther" ou "When The Bobcat Play". Il lui arrive aussi de jeter un regard tout à la fois doux, dur et lucide sur le "métier" de Bluesman en France, avec "Love me" ou "Ce soir". A souligner, la superbe reprise de "Hoochie Coochie Man", qui bien qu'ayant été interprété des centaines de fois, me surprend agréablement par son originalité (Nico se prendrait-il donc pour un sorcier Vaudou ?). J'ajouterai pour la fin, que Nico a aussi la grande qualité de savoir s'effacer devant ses musiciens pour les mettre en valeur… Un vrai "gentleman"… Vous pouvez casser votre tirelire sans hésiter, vous ne le regretterez pas…

Patrick Guillemin.