Jeff Zima



What a Life

Autoproduit

J'ai découvert Jeff Zima lors du festival de La Charité sur Loire. Pour la petite amatrice mais cependant passionnée de Blues que je suis, il m'était inconnu. Et là, j'ai été scotché, alors un nouvel album, je ne pouvais pas laisser filer. What a Life est une pure merveille. Cet américain d'origine, qui a adopté la France, va vous faire passer des moments géniaux, tant par la qualité de son jeu de guitare, que par le rythme de ce CD. Avec ses compères, le facétieux Michel Jirkoff à la batterie et Fred Jouglas à la contrebasse, il nous emporte sur des Blues bien trempés, des Boogies Woogies entraînant. Composé aux deux tiers par lui-même, enrichis de quelques titres de Bessie Smith ou Elmore James, cet album donne une mesure incontournable de cet artiste : Go To See Me Some Place Else ou Steam Locomotive Blues ou encore What a Life, titre de l'album qui nous booste, dès le départ dans un rythme effréné. Voilà de quoi passer de bons moments avec la musique bleue que nous aimons. Pour finir un petit clin d'œil pour son site web : http://jeffzima.com

Claudine Delhal


Jeff Zima

Live In Gaillac

Coproduit avec Tohu-Bohu

Attends ! On avait ça chez nous et on n'en savait rien ? Débarrassons-nous tout de suite d'une hyperbole, elle se serait imposée de toute façon : c'est époustouflant ! Voilà. L'anomalie barométrique Zima s'est produite un jour de novembre 2002 dans un patelin nommé Gaillac. Jeff l'Amerloque, un caïd de la scène poitevine, était descendu dans ce rade avec deux de ses pousse-mégots. Fred Jouglas stompait sa contrebasse et Michel Jirkoff époussetait ses gamelles à coups d'éventails. Zima, lui, slidait une cagette à ouïes. La machine à coudre débitait bien une tonne/seconde de napperons ahurissants. Quelle patate, quelle allégresse dans le déferlé du tricot ! 18 assauts sans sommations. Du blues, du boogie, du blues-rock terreux, du rhythm'n'blues hillbilly, des propulsions rock'n'roll à tuyère Stray Cats et même des yodels psycho-bluegrass façon Brozzman. Quand Sentimental Journey fit ondoyer ses atermoiements hawaïens, pfou ! On savoura cette fugace accalmie. Et la voix ? Nonchalante, vaguement cocasse, pas spécialement puissante mais déterminée, contrastant avec cette foudre de blues. Vous voyez bien que tous les ouragans ne portent pas des prénoms de fille. Jeff, c'est un prénom de fille peut-être ?

Christian Casoni