The Rolling Stones



Shine A Light

Universal

Martin Scorsese, cinéaste qui n'a plus rien à prouver, se paie le luxe de filmer live, le plus grand groupe de Rock'n Roll du monde. Il choisit pour cela, le Beacon Theater de New York, là même où Derek Trucks et son band nous avait embarqués pour une formidable odyssée. Et bien cette fois-ci, ce sont les pierres qui roulent qui s'y collent, pour deux shows d'affilée… Des set listes qui se bousculent, des gens qui gesticulent, des techniciens qui déambulent, des fans agités qui hurlent… même Bill Clinton est de la partie, pour présenter le spectacle en compagnie d'une petite suite et de Belle Maman… Fender et Gibson vont rivaliser dans des dialogues époustouflants. Des invités tels Christina Aguilera, Jack White ou Buddy Guy vont monter sur scène renforcer la logistique habituelle. Ma préférence ira naturellement au dernier nommé, qui manie la guitare comme seul Lucifer pourrait le faire. Que des musiciens prestigieux pour entourer les quatre fabuleux garçons de la première heure, ou presque. Des grands standards sont revisitée à plus de deux cents à l'heure, et des morceaux comme Connection de l'album Between The Buttons viennent nous rappeler que nos années d'ados ne sont pas si éloignées… Des interviews d'hier et les extraits de concerts passés ne font que souligner l'actualité immédiate de cette extraordinaire formation britannique, l'arrivée de Jagger sur Sympathy For The Devil, du fond de la salle, parmi les spectateurs, restant un grand moment de l'histoire du Rock'n Roll. Quant à la énième prestation de Bobby Keys au saxophone, c'est peu dire que l'on ne s'en lasse pas ! Inutile de lister les morceaux interprétés, il suffit d'écrire que la substantifique moelle y était pour que cela apaise les plus angoissés.

Dominique Boulay