Une exclusivité Blues Magazine 

INTERVIEW

JOHN MAYALL

Festival Blues à gogo du Havre

le 16 Octobre 1999

 

 

Blues Magazine : Lorsque tu étais enfant, quel musique écoutiez vous toi et ta famille ?

John Mayall:Du jazz et du Blues. 

Blues Magazine : Tu n'es devenu musicien professionnel qu'à partir d'une trentaine d'années. Pourquoi ne pas avoir tenté d'imposer le Blues avant ?

John Mayall : Ce n'était pas possible avant. Il n'y avait pas d'opportunité. 

Blues Magazine : Tu dis avoir été très influencé par JB Lenoir.

John Mayall : Oui, c'est une de mes principales influences. Les paroles étaient fantastiques et sa musique était fantastique. 

Blues Magazine : Aujourd'hui, quels artistes écoutes tu ?

John Mayall : En ce moment, Alanis Morisette est ma chanteuse préférée de la scène musicale contemporaine. 

Blues Magazine : Quand et comment as tu commencé l'apprentissage d'un instrument ?

John Mayall : A l'âge de 13 ans, j'ai appris le piano. La guitare et l'harmonica c'est venu plus tard. 

Blues Magazine : Tu travailles beaucoup le piano, l'harmonica, la guitare et ta voix ?

John Mayall : Non. Je ne les travaille que sur scène. 

Blues Magazine : Pourquoi ne joues tu pas plus de guitare ?

John Mayall : La guitare n'est pas mon instrument principal. Le piano a toujours été mon instrument de prédilection. 

Blues Magazine : Comment fais tu pour découvrir tous ces guitaristes qui entament des carrières solo une fois passés chez les Bluesbreakers ? As tu un truc particulier ou une grande rigueur de travail ?

John Mayall : Je choisis des musiciens avec lesquels j'ai envie de jouer. Ensuite nous travaillons et si vous venez nous voir en concert, vous vous apercevez que c'est naturel pour nous de jouer ensemble. 

Blues Magazine : Tu as travaillé avec différentes sortes de formations. Quel est la formule qui te convient le mieux ?

John Mayall : C'est le quartet qui me convient le mieux. 

Blues Magazine : A ce jour, quel est le guitariste qui t'a le plus impressionné ?

John Mayall : Buddy Whittington. 

Blues Magazine : Pourquoi as tu quitté la Grande Bretagne pour aller habiter à Los Angeles ?

John Mayall : Le climat est plus agréable là-bas. 

Blues Magazine : Deux guitaristes des Bluesbreakers, Peter Green et Mick Taylor, n'ont pas connu la carrière musicale à laquelle ils étaient promise. Pourquoi ?

John Mayall : Je ne sais pas. Il faudrait leur demander à eux. Je ne suis pas Mick Taylor ou Peter Green. 

Blues Magazine : Revois tu parfois des anciens Bluesbreakers ?

John Mayall : Oui, de temps en temps. Blues Magazine : Tu as changé de maison de disques, alors que tu avais enregistré trois bons disques chez Silvertone.

John Mayall : C'était un contrat pour trois disques et Silvertone ne l'a pas reconduit. 

Blues Magazine : Sur tes derniers disques, tu joues avec des musiciens prestigieux, tels que John Lee Hooker, Buddy Guy, Mavis Staples, Mick Taylor...Est ce par effet de mode, pour des raisons commerciales, par amitié ou en reconnaissance envers leur musique ?

John Mayall : J'ai joué avec tous ces musiciens car ce sont des amis.

Blues Magazine : As tu un album préféré ?

John Mayall : Mon album préféré est toujours le dernier car il représente mon travail actuel. 

Blues Magazine : Tu es reconnu par les amateurs de Blues mais tu n'as pas connu un aussi gros succès que Eric Clapton. Es tu parfois un peu aigri de ce manque de succès ?

John Mayall : Non, j'attends toujours le succès international. J'ai tout mon temps.

 Propos recueillis par Patrick Guillemin et Michaël M.  au Festival "Blues à gogo" du Havre