La presse française s’est fait l’écho en début d’année des différents apparus entre les héritiers de Johnny Halliday à propos de sa succession. Trente-cinq ans après la disparition de Muddy Waters, l’héritage et l’affectation des royalties de ses œuvres font toujours l’objet de querelles entre ses héritiers et son exécuteur testamentaire. Après la disparition de la Légende du Blues en 1983,

Muddy waterschicagoTribune1Muddy Waters © ChicagoTribuneScott Cameron, son manager de l’époque, a été chargé de gérer les droits d’auteurs de Muddy Waters, et de les redistribuer aux héritiers deux fois par an, chose qu’il a faite jusqu’en 2015, année de sa disparition. Depuis, c’est Mercy Morganfield, la fille de Muddy Waters, qui a été nommée par un juge pour administrer l’héritage de son père et qui a donc repris la gestion des affaires. En janvier dernier, une plainte a été déposée par les héritiers de Muddy Waters pour contester la répartition des droits faite entre 2008 et 2014 par Scott Cameron qui aurait attribué à son épouse et à son fils près de 2 millions de dollars des royalties revenant aux héritiers de Muddy Waters… L’instruction est en cours, mais en avril c’est Élizabeth Cameron, la veuve de Scott Cameron, qui a déposé une plainte contestant la légalité de la nomination de Mercy Morganfield comme administratrice des droits d’auteurs. En même temps, Élizabeth Cameron qui avait restitué aux héritiers en juillet 2017 deux guitares possédées par son mari mais ayant appartenu à Muddy Waters, demande qu’elles lui soient redonnées, car elle pensait qu’elles seraient alors données à un musée alors qu’il n’en n’a rien été… Ça chauffe aussi aux USA…

Guitare MwatersGuitare ayant appartenue à Muddy Waters © DR